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Johannes Von Eisenach

 
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elio


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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 02:15 (2011)    Sujet du message: Johannes Von Eisenach Répondre en citant

Au sein d'un Empire puissant et décadent, comme le sont tous les Empires, et plus précisément au sein d'une ville qui fut autrefois puissante, quintessence de vices et de vertus (comme le sont toutes les grandes villes) vivait la modeste maison noble d'Eisenach. Modeste mais antique maison, aux archives aussi glorieuses que pleines de poussière : support du Nord, mère de plusieurs généraux, branche cadette d'un duc électeur, génitrice d'un traître enfin, qui apporta l'opprobre et la déchéance sur les générations à naître. L'une de ces générations vit la naissance de trois fils, aussi différents que la nature puissent les faire d'un même père et d'une même mère.


Le premier naquit en été et fut accueilli avec joie. Hélas, lorsqu'il avait trois ans, une maladie le rendit borgne. Il n'en eut pas moins les épaules larges, et, fils aîné, fut désigné pour porter le fardeau de la famille, sa gestion, son redressement. Colosse tonitruant, il n'était pas idiot, mais hélas impulsif, n'arrivant qu'avec peine à anticiper les évènements. Cette étroitesse de vue se trouvait en quelque sorte compensée par une largesse de caractère qui trouvait de multiples déclinaisons. A son manque de sagesse répondait parfois des intuitions géniales. Il dépensait sans compter et mettait à mal des caisses déjà moribondes. Il frappait sans retenu, et se fit un certain renom sur les tournois comme sur les champs de bataille. Sa faconde le faisait aimer aussi facilement qu'on le pouvait détester. Homme de démesure, homme d'excès, il était aussi apprécié de ses hommes qu'il faisait désespérer son intendant, aussi aimé des femmes qu'il était détesté des maris, aussi entouré d'ami fidèle qu'abusé par les escrocs. Il se nommait Magnus.


Le second fil naquit en hiver, avec un pied-bot. Il ne pouvait hériter ni se battre : on l'envoya dans les ordres, servir la plus grande gloire de Sigmar, en espérant qu'un peu de sa sainteté rejaillirait sur le nom déchu. Lent de corps, il l'était aussi d'esprit. Homme de pierre, pesant mais solide, il se mit à marcher d'une démarche patiente mais inexorable dans la voie de l'Eglise. On le baptisa Hieraus.


Le troisième fils naquit à l'automne, au sein des ultimes floraisons des tulipes et des amaryllis. On pensait en faire un soldat, chevalier errant ou bien militaire de carrière suivant les heurs de sa destinée. Mais cette dernière était coquine, et lorsqu'il eut sept ans, un accident lui emporta sa main d'épée. Entraînement malheureux, blessure mal soignée, amputation salvatrice; il n'était plus question ni d'armes ni de hauts faits désormais. Le jeune homme reçut alors dans la vieille bibliothèque poussiéreuse une éducation érudite et fut initié à la géométrie, l'algèbre, la musique, l'astronomie, la musique, la calligraphie et les lettres. Intendant ou fonctionnaire serait sûrement fonction assez bonne pour lui, pauvre troisième fils d'une pauvre maison. Lorsqu'il avait du temps libre, il lisait encore, ou sortait se promener et jouer avec les voisins. Parfois, il remarquait des choses que les autres ne voyaient pas, et il se produisit quelques fois des lumières inexpliquées dans les ténèbres de la bibliothèque familiale. Tout cela resta discret et personne ne put s'en émouvoir. A douze ans, il rencontra Hiéronymus de Salse, magicien, ami de son grand-père. Il remarqua que le jeune homme avait des potentialités gâchés; les parents furent rapidement convaincus; l'estropié, le petit-dernier, trouvait une vocation autrement prestigieuse que ce qu'ils étaient en droit d'espérer. Il fut envoyé sur le champ dans les collèges où commença le deuxième acte de son existence. Il répondait au prénom de Johannes.


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MessagePosté le: Jeu 17 Mar - 02:15 (2011)    Sujet du message: Publicité

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