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Les Chroniques de Verum.

 
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elio


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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 00:02 (2012)    Sujet du message: Les Chroniques de Verum. Répondre en citant

Bebyas d'Absalom rapporte, dans ses Histoires des Huit Empereurs et des faits et merveilles de leur époque, que le Prince Vesperien, passé l'anniversaire de sa vingt-cinquième année, devint obsédé par la Cité des mages-calligraphes de Verum. Il en avait entendu parler par un conteur d'Osirion, tandis qu'il était en visite dans ce qui n'était alors qu'un protectorat de l'Empire. Ce qui fut dit au jeune prince, seul Sybellius le consigna dans ses Chroniques, désormais perdues et ne subsistant qu'à travers les résumés, citations et paraphrases de ses successeurs, à commencer par Bebyas et sa fameuse Histoire.
Selon ces sources, on décrivit à Vesperien une cité datant de l'antique domination elfique, sise quelque part au plus profond des roches de Thuvie et d'Osirion, oasis bénie surgissant au milieu de terres mortes, abreuvant peut-être un affluant de la Junira, habitée par des elfes, des troglodytes, des atlantéens disaient certains, maîtrisant un art étrange et puissant qui, murmurait-on, leur permettait de défier la mort même.


Vesperien envoya trois légions à la recherche de cette cité légendaire.
La première, qui s'engouffra au plus profond des terres, périt sous les coups du soleil implacable, des fièvres du sud, des flèches des nomades et, à en croire les bribes de rapports d'estafettes agonisantes, de mirages trompeurs invoqués par des diables.
La seconde trouva, auprès de tribus locales et de villes troglodytes, d'autres témoignages de la cité perdue mais nulle trace de Verum elle-même.
La troisième rapporta des cartes précises de contrées désertiques, et le tribut des derniers seigneurs libres de l'Osirion.


Vesperien étudia les témoignages du désert et les histoires antiques. Il en déduisit que sa quête passait par l'adoration du Sphinx oublié, se fit initier à ses mystères par un oracle haut elfe et prit le nom d'Hanadius, qui dans la langue du désert veut dire l'Immortel. Par décret, le culte du Sphinx reçut le statut d'impérial. Un an plus tard, peu après l'anniversaire de sa 33ème année, à la fin du printemps, Vesperien Hanadius fut assassiné par son favori thuvien et le clergé d'Helios déclencha le fameux Massacre du Solstice, au cours duquel les quartiers elfiques d'Absalom furent envahis, saccagés et brûlés ; nombre de dignitaires haut elfes arrêtés, jugés et condamnés pour séditions, troubles à l'ordre public, adoration d'un culte hérétique.

Le trône fut disputé par trois des plus grands généraux de Vesperien. Le premier fut trahi par le second et assassiné dans sa tente alors qu'il réunissait ses armées en Andoran. Le second voulut reprendre l'héritage d'Hanadius et perpétuer le culte du Sphinx. Il s'attira ce faisant les foudres du clergé qui soutint le troisième. Ce dernier écrasa son adversaire au large des Iles Sans Maîtres, revêtit la pourpre, prit le nom d'Heliovus et effaça celui de Vesperien des tablettes. Au cours des années qui suivirent, les temples du Sphinx en construction furent rasés et remplacés par des autels d'Helios ; la présence de l'Empire en Osirion fut renforcée.



L'Empire s'empressa d'oublier tout ce qui touchait à Vesperien Hanadius, le règne et les rêves de ce prince fou qui se voulut immortel. A l'exception des cartes et rapports confinés dans quelques bibliothèques d'Absalom, Merab, Pesenthar ou Totra, la cité mythique de Verum retomba dans l'oubli.


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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 00:02 (2012)    Sujet du message: Publicité

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elio


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Inscrit le: 16 Mar 2011
Messages: 91

MessagePosté le: Jeu 8 Mar - 16:21 (2012)    Sujet du message: Les Chroniques de Verum. Répondre en citant

Assim Idn Azan naquit sous la constellation du Manticore en une nuit glaciale du désert de Thuvie. Sa mère mourut en couche. Son père était un homme mélancolique, taciturne et triste, absent même quand il était là, souvent enfermé dans sa bibliothèque lorsqu'ils se trouvaient dans leur demeure de Pashow. Les moments où il s'occupait le plus de son fils étaient les nuits passés dans les sables avec les caravanes, et il lui parlait alors de magie et de la cité merveilleuse de Verum. Il lui disait que la lignée des Azan, avant d'être une simple famille de marchands thuviens elfes noirs, avait habité – et même dirigé affirmait-il parfois – la Ville des mages-calligraphes. Au cours de ces nuits de contes, il était dur de dire qui, de lui ou de son fils, il cherchait le plus à faire rêver ; il semblait être redevenu l'enfant auquel son propre père racontait, en de pareilles nuits, des récits identiques.
Au fil des ans, il se replia de plus en plus sur lui-même, s'enfonçant dans la mélancolie, passant un temps sans cesse plus grands avec ses livres, ses encres, ses histoires et le souvenir de sa femme jusqu'à s'enfoncer, un beau jour, dans le désert pour ne jamais revenir.


De fait, l'éducation pratique du jeune Assim se fit essentiellement par l'intermédiaire de son oncle, de sa tante, de ses cousins, famille nombreuse et animée, elle aussi investie dans le commerce entre Pashow et d'autres cités, ports de commerce au large des mers de sel ou de sables. Et c'est son oncle qui l'initia véritablement à la tradition des Magiciens des Mirages. Assim apprit bien vite à maîtriser le pinceau, la pierre à encre et les quarante caractères de l'alphabet de Verum, décomposé entre les Huits Chiffres, qui représentent l'Infini et le Sphinx, les seize lettres supérieures (huit lettres solaires - qui sont liés à Hélios -, huit lettres lunaires - qui sont lié à Séléné-) qui servent à écrire le nom des dieux, à inscrire la beauté du monde dans la roche, à bénir les nouveaux-nés, à altérer l'univers ; et les seize lettres inférieures, qui sont liés aux hommes et servent aux activités profanes et éphémères : commerce, correspondance, nouvelles.
Il connut la peur de la mort face aux dangers du désert et le bonheur des premiers amours dans le regard profond d'une bergère de seize ans, dans les seins fermes d'une marchande de datte à Pashow, dans le sourire timide et provocant d'une jeune noble haut elfe d'Aspenthar.
Son art de la magie s'affina. Sous l'égide de son oncle, des heures durant il calligraphia les mêmes signes, il répéta les mêmes gestes. Il apprit à écrire les Chiffres et les Lettres sur toutes les surfaces : la roche, l'eau, le sable et l'air. Il apprit à se passer d'encre, à invoquer le nom des Djaev et de tous les esprits du désert. Il finit par maîtriser la magie des mirages qui sème la confusion dans les esprits faibles, fait apparaître les images des temps anciens, superpose à la toile de la réalité celles d'Helios, de Séléné ou du Sphinx.


A 19 ans, il quitta la caravanes de son oncle et la bibliothèque de son père pour aller à Lamasura suivre les enseignements d'un autre maître, qui lui enseigna que le pinceau n'est pas toujours nécessaire car le pinceau n'est qu'un prolongement de la main, qui n'est elle-même qu'un prolongement de l'esprit. Qui lui enseigna que, selon les traditions de Verum (connue en tant qu'Hérésie Hieronymienne), la magie calligraphique vient du mariage entre le Soleil diurne du papier, et l'Ombre nocturne de l'encre, et que c'est Séléné la Pourvoyeuse de Rêve qui a inspiré cette vérité au Premier Calligraphe, alors qu'il se reposait à l'ombre d'un acacia. Qui lui enseigna que les seize lettres inférieures n'ont pas toujours été considérées comme inférieurs, sans qu'il soit capable d'en dire plus. Qui lui fit lire une bribe de rapports rédigé par Aldrus Tertio, Légat de la IIIème Légion Atlantéenne, envoyé dans le désert par le Prince Perdu Vesperien Hanadi pour rechercher Verum. Il y était fait mention de dessins circulant dans le désert qui n'étaient pas sans rappeler à ces officiers venus de loin des traces d'un proto-langage d'Atlantis qu'Ea le Sage aurait donné aux hommes.
Assim se passionna pour les mystères de Verum et n'eût rapidement qu'un seul but : retrouver la cité disparue, comprendre ce qui lui était arrivé, redécouvrir les arcanes mystiques et la puissances des Signes dont seul ne subsistait sans doute en Thuvie et Osirion que des traces abâtardies, incomplètes, informelles.


A 26 ans, il quitta son maître et Lamasura pour se mettre en quête des traces de Verum. A Shiiman-Sekh, il exhuma un exemplaire de l'Histoire de Bebyas et lut un traité de magie du haut-elfe Raeras D'aerto parlant des particularités de la magie calligraphique en y voyant une influence de Dorigaaz le dragon solitaire. A Aspenthar, il entendit la légende d'un ingénieur de la IIIème Légion Atlantéenne qui aurait été trouvé, hagard, à moitié fou, déambulant sur la côte plus de cinquante ans après la fin du règne d'Hanadi et tenant des propos incohérents sur le soleil du désert, une cité, un rêve et un acacia. Il aurait eu avec lui un livre dont la destinée se perdit au fil des récits et des âges. Un oracle local dit dans une correspondance qu'un noble de Merab du nom de Moraz Al-Grif l'aurait acquis à Aspenthar avant de s'en retourner chez lui. C'est la dernière fois que le nom de Moraz Al-Grif est mentionné, dans l'une ou dans l'autre de ces cités. Assim entendit également parler d'un corsaire légendaire qui aurait eu une maîtrise universelle de la magie. Enfin il s'intéressa à la bataille ayant opposé deux des successeurs de Vesperien, Heliovus et son malheureux adversaire qui aurait fait naufrage au large des Iles Sans Maîtres, emportant avec lui ses rêves, sa vie, celle de ses soldats, et des caisses remplies d'objets cultuels du Sphinx, de papiers militaires et de livres arcaniques sortis du trésor d'Hanadi.


Le prince Malek de Merab a offert la possibilité à des aventuriers de partir explorer les Iles Sans Maîtres. Assim s'est présenté.


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