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Les chroniques d'Ushitsugen Arashi.

 
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elio


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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 16:47 (2012)    Sujet du message: Les chroniques d'Ushitsugen Arashi. Répondre en citant

Extraits de la correspondance de la famille Ushitsugen "ralentie" au mois de ... de l'année 1021 du Calendrier Impérial.


Prologue (note du narrateur)


Chère soeur,


Beaucoup de choses inattendues sont arrivés depuis que ton fils et moi avons quitté vos terres chères à mon coeur. Comme je connais l'intérêt que tu portes à ce qui arrives à ton garçon et le souci que tu te fais à son sujet, je commencerais donc par apaiser tes craintes en te racontant tout ce qui lui est arrivé.
Comme tu le sais déjà, nous étions parti pour assister à ce mariage entre ces filous de Kasuga et les femmes Moshi. Le voyage qui nous amena à la côte fut sans histoire. Je dois même saluer la débrouillardise d'Arashi qui sut nous ramener un lapin ou deux les rares soirs où mes jambes plus si vaillantes qu'autrefois nous obligea à nous passer d'auberge. A propos d'auberge, tu ne devineras jamais qui j'ai croisé à celle du Vieux Cryptomère : Cette petite mijaurée de Tsuruchi Chiriko ! Elle semblait attendre quelqu'un , s'est bien évidemment gardé de dire de qui il s'agissait et à vrai dire j'ai été bien incapable de former une hypothèse particulièrement plausible tant il parait que la vertu n'est pas la première qualité de cette petite. Bah, me suis-je dit, il faut bien que jeunesse se passe et je lui ai promis de taire notre rencontre la prochaine fois que je verrais son père. J'ai certes bien vu les regards qu'elle et Arashi s'échangeaient mais me suis empressé de mettre les choses au clair. Tu n'as rien à craindre chère soeur : avec moi ton fils ne se déshonorera pas dans une relation inconvenante. Mais je m'égare et ce n'est pas là sujet à discuter avec toi.


Trois jours plus tard nous arrivâmes au port où devait nous attendre un bateau. Suite aux tractations matrimoniales, les tortues devaient assurer la logistique et la sécurité. Bien sûr, comme ils ont plus l'habitude de transporter des marchandises que des hôtes de marques, nous dûmes attendre qu'ils réquisitionnent en toute hâte un navire impropre où ils nous firent naviguer en pleine nuit, si bien que je dormis mal et que mon estomac me fit souffrir, mais moins que le Yasuki. Ah oui, nous avons du attendre au port et partager la traversé avec deux yasuki, une charmante petite prêtresse Yoritomo et un rustre de bushi kasuga. A ce propos, ton fils n'a pas pu s'empêcher de se battre avec lui. L'impétuosité de la jeunesse ! Mais tu peux être fière : il a eu le bon goût de remporter le duel -ce qui n'était pas très dur soit dit entre nous. J'ai tout de même eu l'attention d'offrir une babiole au malheureux perdant. Ton fils devrait apprendre à ne pas se battre avec les gardes de nos hôtes au moindre propos-.
Où en étais-je ? Ah oui, la traversée : nous avons finalement accostés sains et sauf sur les rivages des Iles du Soleil et du Vent. Arashi semblait légèrement fatigué mais heureux d'avoir ainsi pu connaître la mer. L'expérience lui manquait et c'est une bonne chose pour un jeune homme de connaître cela. Comme je dis souvent : ce n'est pas à quarante ans qu'on apprend à tanguer. Ton fils va revenir avec le pied plus marin qu'un mante !
L'accueil fut comme je m'y attendais : assez rustre, mais leur (à cet endroit, le caractère "saké" semble avoir été raturé et remplacé par celui de "thé". Ndn.) était passable. J'ai discuté avec une peintre Moshi qui utilisait des pigments me semblant digne d'intérêt. Je t'en ramènerai une boîte.


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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 16:47 (2012)    Sujet du message: Publicité

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elio


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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 16:48 (2012)    Sujet du message: Les chroniques d'Ushitsugen Arashi. Répondre en citant

Jour premier(Ndn.)



Chère mère,


Tu seras heureuse de savoir que nous avons accostés sains et sauf sur les rivages des Iles du Soleil et du Vent. Le voyage terrestre s'est bien passé, si l'on excepte une rencontre dans une auberge où Oncle, conformément à son habitude, n'a pu s'empêcher de discuter de façon bien familière avec une samurai Tsuruchi.
J'ai du défendre mon honneur à peine arrivé sur les terres Kasuga; ils semblent décidément bien rustres et nous ont fait voyager dans des conditions peu convenables, mais (ici un caractère est raturé, l'auteur semble avoir hésité, commencé une phrase avant de changer d'avis. -Ndn.-) tu dois t'ennuyer à lire les détails d'un voyage sans intérêt aussi te passerais-je la traversée pour aborder la description des îles proprement dite.
Elles possèdent la sauvage beauté que donnent les cinglants échanges d'Amaterasu avec les kamis du vent et de l'eau. Peu de choses y poussent et cela change bien des terres verdoyantes de notre paisible val, mais les dunes leur donnent un relief, le sable la couleur d'Amaterasu qui se marie avec l'émeraude de la mer infinie, et les herbes hautes et jaunes dansent joliment dans le vent qui souffle sans trève sur ces terres. Je pense que tu y aurais trouvé d'originaux sujets de peintures, je tâcherais de te ramener au moins des esquisses à ce sujet. Mais là encore j'abuse de ta patience mère adorée et j'en viens plus rapidement à la narration des évènements. A peine arrivée sur l'île, nous fûmes mes compagnons de voyages et moi appelés par les seigneurs des Iles qui nous confièrent une mission de la plus haute importance. En effet, le sanctuaire d'Amaterasu de l'île voisine avait été profanée la nuit de notre arrivée et nous fûmes chargés d'élucider cet outrage qui jetait sur le mariage les ombres des fortunes malignes.

Aussitôt, nous allâmes interroger la grande prêtresse et ses suivantes. Si ces dernières ne nous furent d'aucune utilité, leur supérieur nous permit toutefois de nous rendre sur l'île où la Suhugenja Moshi qui nous accompagnai put voir que des forces obscures avaient été à l'oeuvre. En effet, les Kamis de l'île s'étaient bel et bien courroucés contre des invasions impies et mes talents de chasseurs me permit de suivre, tels les traces d'un sanglier dans nos forêts ancestrales, des traces de présence humaines ayant profané le sable pur de l'île sacrée.

Je me demandai donc où ils étaient probables que les profanateurs aient du aller pour pouvoir accoster nuitamment sans s'échouer ou se faire remarquer et nous finîmes, grâce aux conseils du capitaine de navire qui nous avait amené, par arriver -je serais tenté de dire tout naturellement- au campement ronin. Là-bas, un guerrier sans attache mais pieux du nom de Norisuke nous aiguilla vers une bande de six ronins engagés au dernier moment par le chef Amenku qui restaient entre eux et dont certains n'avaient pas le physique de l'emploi. Amenku lui-même d'ailleurs était non seulement soupçonné d'être un paysan parvenu mais en plus n'avait pas pour "spécialité" la protection. Cependant, lui-même ayant été de garde la nuit du drame et pas ces "Nouveaux" il ne put nous en dire plus. Pour le remercier, je lui donnai la modeste somme d'un bu et l'assura qu'il serait bien accueilli sur les terres de la famille Ushitsugen s'il venait à y passer. Deux de ses collègues qui était de l'autre quart nous renseigna ensuite un peu plus sur les larrons qui nous apparurent encore plus suspects : l'un d'eux au physique peu martial connaissait bien la région (ce dont aurait eu besoin les profanateurs), un autre était apparemment un vieillard, ami ou mentor d'Amenku.
J'interrogeai également Aotsame Tira, le capitaine de la garde des Kasuga, qui ne m'apprit pas grand chose, mais il avait une lame exceptionnelle, antique, en bronze et aux multiples tranchants telle la mâchoire d'un seigneur des mers, je n'aurais pas aimé en être victime !
Un brave pêcheur du nom de Setsu nous indiqua enfin -c'était la nuit- des lueurs sur l'île d'Amaterasu qui normalement n'étaient vu que sur l'île des Démons. Tu vas te demander le pourquoi de ce nom sinistre : c'est qu'une légende prétend qu'autrefois la région aurait été habité par des hommes-démons, une autre qu'Amaterasu a lié un oni pour veiller sur son île et qu'il habiterait sur l'île voisine. Mais ce n'est pas tout, figure-toi chère mère que les Shugenja Moshi -ma compagne d'investigation, ainsi que son amie la fiancée je crois- ont de ces rêves qu'ont les mystiques et qu'elles auraient vu un homme masqué observant les profanateurs. Bref, après avoir constaté ces visions, nous allâmes dormir.


Dernière édition par elio le Mar 17 Jan - 17:09 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 16:50 (2012)    Sujet du message: Les chroniques d'Ushitsugen Arashi. Répondre en citant

Jour deuxième (Ndn.) :



Le lendemain : le mariage. Toute la journée. Je sais que nous sommes vassaux des Doji ma mère et j'en éprouve quotidiennement une grande fierté. Mais comment a-t-on pu organiser des cérémonies aussi interminables qu'un mariage ? Il y eut quand même un moment intéressant : la remise des cadeaux. L'Oncle a offert d'abord des "Os de Shinsei", puis les crabes les plans d'un navire-tortue (pour figurer le vrai qui devait arriver); les lions enfin Ah oui, je ne t'ai pas parlé des lions. La veille était arrivé une délégation akodo représentant le Shogunat. Et ils offrirent quatre tambours de bronze avec leur moine et leur monastère.


Malheureusement (A cet endroit, le kenji pour signifier le bonheur semble avoir été corrigé pour exprimer cet opposé. Un autre caractère est rayé un peu plus loin -Ndn.-), l'Oncle a souffert de son ulcère au milieu du repas, nous obligeant tous deux à quitter l'assemblée. C'est en sortant de la tente de l'oncle que je tombais sur le bras droit du représentant du Shogun qui s'était dispensé de festivités pour "s"occuper de l'intendance" comme il me le dit. L'homme n'était de toute évidence par un simple bushi et ses paroles révélait sa grande sagacité. Il s'intéressait de très près à mon enquête et évidemment je le soupçonnais de vouloir avoir sa part dans sa résolution afin d'en faire profiter son parti, aussi fis-je attention à ne point lui donner trop d'informations et lui-même en fut assez avare -deux lynx sur un arbre parlent peu- mais il m'apprit tout de même qu'Amenku (au nom paysan -ou gaijin-) avait sans doute été arrêté et mis en geôle pour avoir fomenté une révolte paysanne.
J'allais ensuite voir l'île d'amaterasu depuis la côte : les lueurs étaient toujours là.
Je cherchais aussi Norisuke le ronin, dont ce devait être le tour de garde sur l'île : il avait manqué à l'appel. Je priais les kamis qu'il n'ait pas été victime des "Nouveaux" pour m'avoir parlé.


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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 16:58 (2012)    Sujet du message: Les chroniques d'Ushitsugen Arashi. Répondre en citant

Jour Troisième (Ndn.) :



Le lendemain, je fus réveillé par Jubei, le bushi Kasuga, qui m'apprit que Aotsame avait été assassiné pendant la nuit. Je voulus rassembler et interroger les ronins de garde la nuit précédent sur le champ mais Jubei ne partagea pas mon enthousiasme : nous n'étions que deux bushis me fit-il remarquer, face à dix voire vingt ronins si ceux-ci décidaient de se mutiner. Cela compliquait la situation, mais n'est-ce pas face à la possibilité du tsunami que se révèle le vrai courage ?! La première chose à faire était d'aller rendre compte auprès du seigneur Kasuga pour qu'il investisse un nouveau samourai de son autorité. Il nomma Jubei capitaine de la garde et m'apprit incidemment qu'il comptait faire entrer Amenku -qu'il connaissait depuis longtemps- dans la famille après le mariage s'il se pasasit bien, et qu'Aotsame était celui qui devait épouser Aoi Moshi avant que la politique et les soucis d'héritage (tu n'es pas sans savoir mère que l'héritière Moshi devient chef de clan et si Ushi Moshi avait épousé le fils de l'héritier, ce dernier aurait du abandonner ses titres pour aller dans la famille de sa femme) ne changent la donne.
Quoiqu'il en soit, nous devions faire face à la possibilité d'avoir à affronter des ronins très supérieurs en nombre. L'Akodo m'avait laissé entendre qu'en cas de besoin, il pourrait m'apporter un soutien martial digne de son clan, mais qu'un grue dusse faire appel à un lion, quelle honte ! Sans compter que si l'affaire pouvait être résolue uniquement par l'association de la Grue, de la Tortue et de la Mante, cela aurait grandement aidé les négociations commerciales de l'Oncle. C'était le moment de faire mes preuves et de faire honneur au nom des Ushistugens !
Mais alors que nous réfléchissions encore à la façon de procéder, le bon Setsu le pêcheur vint nous voir pour nous conduire dans son humble masure : il y avait ramené le corps sans vie de l'un des ronins, ramené par les flots immuables de la marée venue du nord. Cette découverte nous troubla car Aoi Moshi-san avait rêvé d'un jeune homme poursuivi sur une plage par un homme à tête de démon. Nous conçûmes l'hypothèse qu'il pouvait s'agir d'un ronin poursuivi par le démon gardien de l'île sacrée.


Après cette découverte, après que le corps de Kira-san fut emmené par les etas, nous allâmes voir Amenku le chef des ronins. Il nous révéla que cinq ronins avaient disparu le jour d'avant : Noritsuke, deux autres alors inconnus et deux du "Groupe des Nouveaux". Il était difficile de lire derrière le masque de cet homme au corps marqué par la guerre et la torture mais il apparut dans sa conversation un réel sens de l'honneur. Il ignorait les intentions de Kasuga-san à son égard et s'en montra troublé lorsque Jubei-san les lui apprit. Il reconnut aussi avoir engagé les "Nouveaux" précipitemment suite aux demandes d'Aotsame Tira se plaignant de l'insuffisance des effectifs.


Laissant repartir Amenku, nous décidâmes d'aller explorer le nord de l'île et plus précisément celle dite "du démon" où tout nos portait à croire que nous y découvririons des éléments cruciaux pour notre enquête. Nous ne fûmes pas déçu car alors que nous découvrions un cadavre flottant entre ses rochers, nous fûmes attaqués par un géant à la peau bronzé et portant un masque démon. Je fus hélas touché mais de façon assez superficiel et l'aide -certes un peu capricieuse- d'un révéré kami de l'air appelé par Senko-san ainsi que ma propre habileté au sabre permit de mettre l'agresseur à notre merci. Il se rendit sans faire d'histoire et nous conduisit chez lui où il nous raconta son histoire : il était l'un des derniers représentants de la race qui vivait sur ces îles avant que notre peuple vienne s'y installer. Il avait en effet le nez épaté, la peau sombre et luisante, et des yeux flamboyants et immenses profondément enfoncés sans ses orbites, traits que je n'avais jamais eu l'occasion de rencontrer au cours de mes pérégrinations. Gardien des îles, il avait assisté impuissant à la profanation de celle d'Amaterasu par un groupe de six hommes, dont un vieillard qui ne pouvait qu'être Satori, un des "Nouveaux" se faisant passer pour le mentor d'Amenku. Deux d'entre eux étaient revenus la veille sur l'île pour le traquer, mais les chasseurs étaient devenus gibier et le gardien les avait livré en pâture aux crabes mangeurs d'hommes et aux vagues implacables.


Ayant désormais assez d'éléments en notre possession pour savoir où appliquer le fer de la justice, nous revînmes en toute hâte sur l'île principale, le temps de soigner mes blessures et de faire appareiller le navire qui nous avait amené depuis le continent, puis nous repartîmes vers l'île des ronins. Sur place, depuis le pont du navire, nous constatâmes que des quatre barques initiales, seules deux restaient et que du groupe de samurais sans maîtres, seuls quatre demeuraient au milieu d'un immense chaos de fumée et de sang. A leur tête : Satori le vieillard, qui nous clama être des Kolats et exhiba le cadavre décapité du malheureux Amenku. Quand je lui demandais ses intentions, il répondit qu'elles étaient d'appareiller pour aller répandre la mort sur l'île du mariage. C'est alors que je dus rapidement mettre mon plan à exécution en demandant à Senko-San d'appeler les kamis de l'eau et de les prier d'emporter les deux barques à disposition des ronins. La mer remonta alors et envoya les frêles esquifs par le fond. A la suite de ce prodige, je m'adressai à nouveau aux félons en leur montrant le désespoir de leur situation : sans possibilité de mouvement hors de l'île et avec les forces lions de l'Emissaire sur nos talons, ils n'avaient aucun espoir de salut. Se rendant à mes propos, le vieillard s'enfonça la lame dans le ventre, suivi par deux de ses sous-fifres. Le dernier se rendit aussitôt. Quand les bushis Akodo arrivèrent, ce fut pour nous trouver sur le chemin du retour, le prisonnier entre nos mains.


Dernière édition par elio le Mar 17 Jan - 17:10 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 17 Jan - 17:02 (2012)    Sujet du message: Les chroniques d'Ushitsugen Arashi. Répondre en citant

Epilogue (Ndn.) :



Nous eûmes par ce prisonnier et le bras droit Akodo, une fois rentré à bon port, le fin mot de l'histoire. Les Kolats sont une organisation secrète de dangereux mécrants infiltrés dans tout l'empire pour semer le chaos et la désolation afin de tenter d'y imposer leur propre tyrannie en se cachant derrière l'idéal de défense du petit peuple. Ils avaient en l'occurrence tenté d'empêcher le bon déroulement du mariage, en se servant de leur contact en les personnes d'Aotsame Tira et Amenku. Le premier était leur allié de circonstance car, amoureux de la belle Aoi Moshi, rongé par l'amertue et le dépit, il était prêt à tout pour empêcher les noces de se conclure. Le second, heimin devenu ronin, se voulant héros du peuple, avait été approché par leur soin alors qu'il croupissait en prison. Mais Tira n'avait pas le coeur entièrement noir et ils préférèrent l'exécuter voyant qu'il risquait de retourner sur la voie du Bushido. Amenku eût quant à lui le temps de faire amende honorables. Il renvoya d'abord vers le continent Noritsuke et ses deux amis (auxquels j'avais parlé sur les quais) dans l'une des quatre barques avant qu'ils ne soient abattus par les félons. Puis il essaya d'empêcher Satori de mettre à exécutions ses derniers plans maléfiques, en vain hélas : il fut massacré avec la poignée de ronins lui étant resté fidèles.


Tu connais désormais chère mère, la triste histoire des samourais impliqués dans la profanation du sanctuaire d'Amaterasu, et comment ton fils aidé de valeureux compagnons permit le rétablissement de l'harmonie sur les terres de la famille Moshi.
Pour conclure, je te dirais que l'Oncle fut très satisfait du résultat final des négociations conduites avec la famille Kasuga. Il te fera sans doute lui-même une relation de ces quelques jours.
Quand à moi, je reçus par Kasuga-san l'immense honneur de porter la lame ancestrale du dernier des Aotsame et je suis fier de dire que la Dent de Requin orne désormais mon côté. Le bras droit du représentant du Shogun vint également me trouver pour me proposer un travail qui me donnera l'occasion de continuer à fréquenter la vénérable Senko-san et sans doute d'autres honorables samourais venus de tout horizons pour servir le bien de l'Empire. J'espère toutefois avoir le temps de revenir visiter nos terres et te porter en personne le témoignage de mon affection. Embrasse Haruko et Koudengaeshi pour moi s'ils sont avec toi.


A bientôt,


Ton fils,


Arashi.


PS: le gardien de l'île sacrée nous a demandé à ce que nous gardions son existence secrète. Etant le prolongement de ta vie, je me permet de t'en faire part, mais te demanderai de garder ce passage de l'histoire sous silence si d'aventure tu étais amenée à la répéter.


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